Comment satisfaire son besoin de reconnaissance ?

Comment satisfaire son besoin de reconnaissance ? Vous avez envie d’être reconnu par les autres mais ce besoin cré un malaise en vous. Vous ne savez pas comment faire ? Vous avez peur de trahir votre véritable identité ?

Découvrez ce qu’est vraiment le besoin de reconnaissance, et mes astuces pour le satisfaire sainement !

Comment satisfaire son besoin de reconnaissance

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Satisfaire son besoin de reconnaissance

Le besoin de reconnaissance c’est finalement un besoin comme un autre.

Comme tous les besoins, il est normal de chercher à le satisfaire.

Mais comme tous les besoins, il y a des variations dans la manière ou dans l’intensité de la recherche de ce besoin.

Ça peut le faire passer de quelque chose de sain et normal à quelque chose de pathologique, ou du moins à quelque chose nous faisant plus de mal que de bien.

Le principe de base, comme toujours, est donc de bien comprendre ce besoin de reconnaissance, de bien nous comprendre, et d’apprendre à doser tout ça au mieux.

Envie de plus de conseils ?

Cet article est ma contribution au sujet proposé par le blog https://developpersaconfiance.com : « ma meilleure astuce pour satisfaire son besoin de reconnaissance ».

Vous retrouverez sur ce blog un recueil de toutes les solutions proposées par différents blogueurs à ce sujet.

Je vous invite aussi à lire cet article passionnant : trouver sa mission de vie par développer sa confiance.

Le besoin de reconnaissance

Lorsqu’on parle de reconnaissance, on visualise assez souvent le fait de se sentir admiré par les autres.

Ainsi, lorsqu’on ressent un besoin de reconnaissance, on va bien souvent chercher à l’assouvir à travers le faire, l’action… et si possible bien sûr faire mieux que les autres, histoire de monter sur un piédestal.

Et pourtant, la reconnaissance ce n’est peut-être pas aussi simple que ça…

Mais c’est aussi une bonne nouvelle parce que ça va nous éviter de nous lancer dans une course sans fin vers un besoin jamais assouvi.

Vous allez voir en quoi la compréhension d’un simple mot, la définition qu’on lui donne, peu avoir des répercussions importantes sur notre vie.

Qu’est-ce que la reconnaissance ?

Bien que parfois critiquée, je trouve que la pyramide des besoins de Maslow est une représentation intéressante des différents niveaux de besoins.

En tout cas, j’aime l’utiliser.

La pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow des besoins

La pyramide de Maslow présente, du bas vers le haut, 5 niveaux de besoins :

  1. Besoins physiologiques
  2. Besoins de sécurité
  3. Besoins d’appartenance
  4. Besoins d’estime
  5. Besoins d’accomplissement

Pour faire simple, l’idée de base de Maslow est que chaque individu ne va explorer les besoins des niveaux supérieurs que lorsque le socle inférieur est assouvi.

Avec la même analogie, si un étage se brise (par exemple le fait de manger à sa faim), alors les étages supérieurs vont automatiquement s’effondrer et l’individu ne sera plus dans la recherche des besoins supérieurs.

Le besoin de reconnaissance dans la pyramide de Maslow

Placer le besoin de reconnaissance sur la pyramide de Maslow n’est pas si évident. 

Au premier abord, on serait tenté de le placer au niveau 4 : l’estime de soi

C’est un niveau déjà élevé, dans lequel on recherche la confiance en soi, la réussite, et le respect des autres. 

Ce niveau semble bien correspondre à la définition qu’on se donne, de prime abord, du besoin de reconnaissance : une validation de nos qualités (comme j’en parle plus haut).

Pourtant j’ai personnellement l’impression que ce besoin de reconnaissance est beaucoup plus profond et important chez moi comme chez bon nombre de mes clients. 

Quand je dis plus profond, c’est que j’ai le sentiment qu’il est plus répandu et rapidement présent chez chacun d’entre nous que d’autres besoins du niveau 4.

La reconnaissance pour Hegel

Je trouve une réponse qui me parle plus chez Hegel, philosophe du 19ème siècle

Pour Hegel, le désir de reconnaissance n’est pas à voir simplement comme une validation de ses qualités ou capacités.

Hegel explique que la reconnaissance est tout simplement le fait d’être reconnu en tant qu’individu conscient.

Cela commencerait donc, par exemple, par le fait que notre avis soit demandé et pris en compte lors de décisions collectives.

On peut donc redescendre le besoin de reconnaissance d’un niveau dans la pyramide de Maslow, pour l’amener au niveau 3 : Besoins d’appartenance

En effet, appartenir à un groupe c’est bien interagir au sein d’un groupe en tant qu’individu propre.

Pour moi ce niveau est beaucoup plus représentatif de ce besoin. 

On voit bien ce lien étroit qu’entretient la reconnaissance avec les besoins sociaux et d’amour de l’individu. 

C’est en les plaçant au même niveau qu’on comprend qu’une relation amoureuse ou amicale peut tout aussi bien nourrir ce besoin de reconnaissance comme le détruire

Hegel divise encore le besoin de reconnaissance en 3 niveaux :

  1. Reconnaissance de la personne (amour, soin)
  2. Reconnaissance des droits
  3. Reconnaissance des capacités.

La reconnaissance dans son ensemble garde donc une partie, la reconnaissance des capacités, dans le niveau supérieur 4 de la pyramide de Maslow. 

Le besoin de reconnaissance sur la pyramide de Maslow

On peut donc placer le besoin de reconnaissance sur la pyramide de Maslow, pour 2 tiers sur le niveau 3 et 1 tiers sur le niveau 4.

Les problèmes avec le besoin de reconnaissance

Pour moi il y a 2 principales erreurs dans la manière de chercher à assouvir notre besoin de reconnaissance :

  • Mettre tellement d’énergie dessus qu’on en néglige ses autres besoins.
  • Ne chercher à assouvir qu’une partie de ce besoin de reconnaissance à travers la validation de ses capacités.

Ne pas essayer de satisfaire son besoin de reconnaissance de la bonne manière

Nous avons vu que, d’après Hegel, le besoin de reconnaissance est plus complet et complexe que la simple validation de ses capacités.

Il comporte en réalité 3 aspects : reconnaissance des capacités, mais aussi des droits et de la personne.

C’est la raison pour laquelle ce besoin est situé à cheval entre les niveaux 3 et 4 de la pyramide de Maslow.

Le fait est que la plupart du temps on ressent et on identifie le besoin de reconnaissance en nous confrontant aux autres.

Un jour on a le sentiment d’être mis à l’écart, on se sent blessé, inférieur…

On a alors tendance à analyserPourquoi moi ?

Et trop souvent on va s’arrêter sur des qualités externes qu’on identifie chez l’autre, celui qui a de la reconnaissance, celui qu’on aimerait être…

Ce raisonnement conscient ne peut que nous enfermer dans une réponse à base de « faire » ou de « avoir ».

En fait, on a beau se mettre en avant dans un tas de domaines, on ne comblera jamais notre besoin de reconnaissance si à côté de ça on ne se respecte pas et on ne se fait pas respecter en tant qu’individu avec une conscience, un avis qui compte, des droits,…

Alors, se mettre en valeur de manière raisonnable c’est ok.

Mais avant tout il faut s’accepter soi-même et se faire accepter par ses relations en tant qu’individu.

On entend souvent, dans les courants de développement personnel et la pensée positive, qu’il faut chercher en soi les réponses, ne pas attendre de l’extérieur. 

Souvent ces conseils reviennent à s’isoler, couper toute relation, s’aimer soi-même uniquement…

Je trouve que c’est souvent une vision un peu trop simpliste

L’homme est profondément social et l’idée de devenir Hermite n’est, à mon sens, rien d’autre qu’une fuite qui sera, à terme, néfaste. 

Pour le besoin de reconnaissance c’est clairement le cas. 

Ce n’est qu’à travers l’autre et l’interaction avec l’autre qu’on peut se reconnaître soi, unique et conscient

Ceci n’empêche pas le fait de travailler sur soi. En revanche ce n’est pas, de mon point de vue, pour se donner soi-même de la reconnaissance comme on peut l’entendre parfois. 

Je pense qu’il ne faut pas confondre reconnaissance et estime de soi. 

Alors pourquoi travailler sur soi ? 

Tout simplement pour mieux se connaître

Parce qu’en se connaissant mieux on apprend à respecter et faire respecter nos valeurs et besoins

Et je suis persuadé qu’il n’y a qu’avec une construction de soi, une connaissance plus solide et un respect de soi qu’on peut ensuite se nourrir sainement de la reconnaissance des autres

Sans ça on s’oublie, on devient dépendant et on souffre.

Essayer de satisfaire son besoin de reconnaissance au détriment de ses autres besoins ou valeurs

Une autre mauvaise manière de chercher à combler son besoin de reconnaissance est le fait de le faire au détriment d’un autre besoin ou d’une valeur.

C’est typiquement ce qui arrive lorsqu’on porte un masque pour tenter de correspondre aux attentes des autres et avoir leur reconnaissance.

On appelle parfois ça un faux-self.

Cette fausse identité étouffe le véritable soi et ses besoins et valeurs.

Ce déséquilibre va créer un conflit interne qui peut devenir destructeur.

Lorsque le besoin de reconnaissance est comblé sans conflit, il n’y a pas vraiment de problème, on ne se pose pas vraiment la question. 

C’est lorsqu’il semble déséquilibré, qu’il peut y avoir une dépendance, qu’on s’y intéresse. 

Prenons l’exemple d’une relation amicale. 

Si un individu appartient à un groupe d’amis, mais que ce dernier n’est jamais complètement considéré. Par exemple lorsqu’il faut choisir une activité à faire, son avis n’est ni demandé ni écouté. Il est effacé au profit du groupe.

Dans ce cas-là, il y a fort à parier que cette personne va vivre un déchirement interne entre le besoin d’appartenance à ce groupe et son besoin de reconnaissance (exister individuellement). 

Ce genre de situation est très difficile. Cette lutte interne va consommer de l’énergie et peut détruire petit à petit cette personne. 

Le besoin d’appartenance étant un besoin très fort, il y a de grandes chances pour que l’appartenance à ce groupe soit maintenue, mais au prix de renier son besoin de reconnaissance et donc de sa propre identité. 

Inversement le besoin de reconnaissance peut étouffer le besoin de liberté par exemple, ou une valeur forte (par exemple l’enfant qui, pour être reconnu de ses amis, va faire des choses contraires à ses valeurs).

Impossible de sortir de ces schémas de conflits internes sans une vraie prise de recul sur la situation.

Ma meilleure astuce pour satisfaire mon besoin de reconnaissance

Avant tout la psycho-éducation

Pour moi, le plus important lorsqu’on touche aux besoins comme aux valeurs, c’est une meilleure compréhension des mécanismes en jeu et connaissance de soi.

C’est la psycho-éducation.

C’est tellement dommage qu’on n’apprenne pas ça dès notre plus jeune âge, à l’école.

Avec une meilleure connaissance de son esprit, on peut utiliser des techniques d’hypnose et d’auto-hypnose pour résoudre les problèmes évoqués plus haut.

La négociation entre parties

Différentes parties de nous

Nous avons vu qu’un déséquilibre dans la prise en compte de nos différents besoins entraînait des conflits internes.

Pour apaiser et régler ces conflits, que ce soit accompagné par un praticien en hypnose ou en auto-hypnose, j’ai une technique qui me plaît beaucoup : La négociation entre partie

Lorsqu’une telle bataille entre deux besoins se crée en nous, on peut représenter ça par 2 parties de nous en concurrence.

On entend d’ailleurs souvent des expressions comme :

  • « je suis partagé »
  • « je me sens coupé en deux »
  • « une part de moi…. » 
  • « je me sens déchiré »

Chaque partie voulant entraîner l’individu dans une direction radicalement opposée, elles viennent s’opposer au point de se considérer comme les pires ennemis

C’est ainsi, par exemple, que l’amour peut devenir le pire ennemi de la liberté et inversement. 

Dans notre exemple avec le groupe d’amis, c’est ce qui fait ressentir qu’il n’existe que deux solutions possibles à ce mal-être : soit choisir le groupe et s’oublier totalement, soit détruire cette relation pour enfin exister. 

Faire négocier les parties en nous

La technique de la négociation entre parties permet de prendre conscience, avec du recul, de ce qui se passe en nous. 

Elle permet aussi d’identifier les besoins de chaque partie

Enfin, elle permet d’aboutir sur une solution la plus « écologique » possible pour l’ensemble des parties.

Je vous expliquerai dans un prochain article comment réaliser la technique de négociation entre parties.

Vous pouvez tout de même déjà essayer, en autohypnose ou même sans hypnose.

Le principe :

  1. identifier l’objet du conflit (pour notre exemple : quitter le groupe ou rester)
  2. se connecter à la première partie (celle qui veut rester) et l’écouter : ses objectifs, ses besoins, ses pourquoi.
  3. Se connecter à l’autre partie (celle qui veut quitter le groupe) et l’écouter.
  4. Négocier entre les deux points de vue pour faire émerger une troisième solution qui convienne aux 2 parties. Cette solution est faite d’ajustages, de compromis, de partages… et elle doit être pleinement acceptée par les 2 parties.
  5. On demande aux 2 parties de ne faire plus qu’une et de garantir le bon respect de cette nouvelle décision.

La modélisation

Le besoin de reconnaissance passe aussi par le fait de vouloir être reconnu pour ses qualités. (je vous explique plus haut que c’est loin de n’être que ça, mais je ne rejette pas cette composante importante).

Pour ce point là on a bien souvent tendance à vouloir s’inspirer d’une autre personne qu’on reconnaît soi-même.

Essayer de faire comme cette personne c’est se créer un masque, un faux-self.

Et ça, on l’a vu, ce n’est pas vraiment la meilleure idée…

Alors commet faire pour s’inspirer des capacités d’un autre (par exemples le charisme) sans devenir faux ?

Pour cela il existe une super technique : la modélisation !

Et utilisée avec l’hypnose elle est encore plus puissante.

L’idée c’est de ne pas singer des actions, des signes extérieurs, mais réellement de comprendre et s’approprier ce qui se passe dans cette personne « modèle ».

J’ai écrit un article à ce sujet et, si cette technique vous intéresse, je vous conseille de le lire : Hypnose et Modélisation (pour les bonnes résolutions mais pas que).

En conclusion

A retenir

En conclusion je vous propose de retenir les points suivants :

  • Le besoin de reconnaissance n’est pas à bannir, c’est un besoin normal.
  • Le besoin de reconnaissance ne se limite pas au fait d’être reconnu pour ses capacités. Il est plus complexe et comporte 3 niveaux tous aussi importants : la personne, les droits et les capacités.
  • Comme tous les besoins, le besoin de reconnaissance ne devrait jamais être satisfait au détriment des autres besoins.
  • La psycho-éducation, qui est la compréhension de nos mécanismes psychologiques, est primordiale pour vivre plus heureux !
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